Hermès International analyse la crise et estime que ce "trou d'air" du marché mondial du luxe pourrait durer environ deux ans. Patrick Thomas, le gérant d'Hermès, a déclaré lundi à l'occasion d'un sommet du luxe organisé par Reuters, que la reprise du marché des montres et des bijoux prendra plus de temps que celle du marché de la mode. Il a indiqué que le groupe, qui dispose d'une solide trésorerie d'environ 500 millions d'euros, n'était pas à la recherche d'acquisitions.
"Notre croissance interne nous suffit", a-t-il dit. Par mesure de prudence, le groupe a réduit ses investissements à 160 millions d'euros cette année, au lieu des 180 millions prévus, avec le report, en 2010, de l'ouverture de deux magasins en Chine et celui de travaux d'agrandissement de deux de ses fabriques de maroquinerie en France. Au total, le groupe ouvrira huit boutiques au lieu de 10 cette année en Chine, à Dubaï, aux Etats-Unis, en Turquie et au Brésil.
En revanche, les dépenses de publicité n'ont pas été réduites et augmenteront d'un peu moins de 10% en 2009 pour atteindre "un peu plus de 100 millions d'euros". La publicité représente environ un tiers des dépenses de communication du groupe, qui comptent aussi celles allouées aux vitrines des magasins, aux expositions ainsi qu'aux visites privées organisées pour des clients."Nous sommes touchés comme tout le monde par la crise. mais nous ne ferons jamais de compromis sur la qualité de nos produits. Il n'y a aura jamais de "ligne Hermès bis", a précisé Pascal Thomas en réponse à la question de savoir si le groupe entendait modifier sa gamme, pour passer la crise.
Enfin le gérant d'Hermès a indiqué que les ventes des grossistes - qui représentent 20% du chiffre d'affaires du groupe - restaient "difficiles pour le moment" et que ces difficultés, liées aux opérations de déstockages, cesseraient dès lors que ces ajustements auraient cessé. "Cela se fait à des rythmes différents selon les produits. Les ajustements sont presque arrivés à leur terme dans les parfums, tandis qu'ils se poursuivent dans les montres, sans parler des arts de la table où les durées de stocks sont très très longues." A l'inverse, les ventes des magasins (286 au total dans le monde) "se comportent très bien, sauf au Japon, où elles baissent de 10% depuis janvier".





Est-ce que Hermès peut nous dire si la crise du "non-luxe" va durer aussi deux ans ? Je crois que ça intéresserait beaucoup plus de monde !
Archie
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